@tussenkunstenquarantaine & Marketing

Au début du confinement deux hollandaises ont lancé un défi fédérateur dans un contexte pandémique. Il s’agissait de proposer aux internautes de reproduire une œuvre picturale avec au moins trois objets de leur quotidien « enfermé ». Le défi fit le buzz au point que plusieurs musées dans le monde se sont associés au projet. C’est la force de l’appropriation individuelle et collective. L’internaute appelé à contribuer en se mettant en scène, s’approprie l’œuvre d’art la transcendant pour lui apporter souvent humour et poésie, tout en la respectant.

Peut-on penser que ce modèle puisse être adapté au marketing ? Je pense que oui. reprenant une fois de plus l’exemple de Kenzoworld et du succès potentiel que peut susciter la campagne d’appropriation du film de Spike Johns par les consommatrices. Il ne s’agit pas d’une œuvre picturale, mais d’un film qui peut s’apparenter à une œuvre, son réalisateur ayant travaillé avec Fat Boy Slim sur un clip où est mis en scène Christopher Walken dans une dynamique proche du film Kenzoworld. Un film avec des codes associés au produit et non une œuvre picturale, mais dont chaque code peut faire l’objet d’une appropriation guidée par le comunnity manager.

Toutes les campagnes peuvent-elles dégager des codes à détourner ou reprendre par les consommateurs ? C’est fort probable. Reste à savoir lesquels et comment…

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