Sorytelling et design // Révolution 3.0

Le nouveau publicitaire, storyteller, doit penser plus en profondeur en amont et en aval aux tenants et aux aboutissants sur la toile de ce qu’il communique, à l’instar du designer issu de la révolution industrielle, qui cherche à renouer le contact entre producteurs et consommateurs. Ce recentrage sur l’aspect humain de la production se doublait du « beau accessible à tous ».

Avec la toile accessible à tous, le succès des réseaux sociaux, le storytelleur se doit de converser avec le consommateur en scénarisant son rapport au consommateur/internaute et en l’impliquant dans sa scénarisation/stratégie(1) créant ainsi « l’accessible à tous ».

Avant l’émergence du 2.0, les publicitaires bâtissaient des stratégies de communication pour faire valoir la marque ou ses produits, la valeur sémantique l’emportant souvent sur la fonction. Il fallait atteindre la cible : les symboles qui étaient attribués à la classe sociale visée étaient exacerbés. C’est toujours le cas, mais Le digital storyteller, à l’instar du designer, s’il utilise les valeurs symboliques, adopte comme matière première de son travail, le résultat formel, fonctionnel de l’objet ou du service tout en puisant à l’origine de la marque : son histoire, sa philosophie, ses métiers qui participent à l’élaboration de son identité, jusqu’à l’acte d’achat et de fidélisation. Ainsi une histoire multiple se construit sur le mode de la sérialisation des contenus.

Comme le designer, le digital storyteller répond à un besoin qui peut dépendre d’une mode, mais il inscrit le besoin dans la durée et le rend « accessible à tous », via les UGC.

Si la démarche du storyteller suit les fluctuations de la mode vouée à l’éphémère, parce qu’elle  répond à des attentes profondes et à un besoin psychologique réel, il se doit aussi de comprendre ce phénomène, pour mieux l’ancrer dans le pérenne, voire l’éternel et conserver sa posture, sa pâte, son socle.

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