« Le récit est là comme la vie »

« Sous ses formes presque infinies, le récit est présent dans tous les temps, dans tous les lieux, dans toutes les sociétés ; le récit commence avec l’histoire même de l’humanité ; il n’y a pas, il n’y a jamais eu nulle part aucun peuple sans récit. (…) Toutes les classes, tous les groupes humains ont leurs récits, et bien souvent ces récits sont goûtés en commun par des hommes de cultures différentes, voire opposés : le récit se moque de la bonne et de la mauvaise littérature : international, transhistorique, transculturel, le récit est là comme la vie. » Rolland Barthes, Introduction structurale du récit.

Certes, j’ai un faible depuis longtemps pour Rolland Barthes, mais encore une fois, je ne peux que tomber d’accord avec lui de tous temps, le récit a existé, et les parois de Lascaux en attestent : Récits de chasses, de cueillettes, autres temps, autres mœurs, autres récits…  Il s’agit là du 1er point que je souhaite aborder.

La reprise de cette citation de Rolland Barthes n’est pas innocente, puisqu’elle figure elle-même dans le « Storytelling, la machine à raconter des histoires » de Christian Salmon, paru fin 2007, qui lui-même l’a emprunté à un article de Peter Brooks, « Stories abounding » (Pléthore d’histoire), datant de l’hiver 2001. Une certaine idée du buzz sur le long court, s’il en est, ou comment un fragment de discours est repris de par sa pertinence : 2ème point que je souhaitais aborder, qui rejoint le second. 3ème point : l’ouvrage de Christian Salmon, quelque chose comme la bible du storytelling – version française – en tous cas ouvrage de référence

Menu