Confiance et bonheur à l’origine de l’intelligence collaborative

Qui n’a pas rêver d’avoir des collaborateurs avec l’énergie d’Einstein ? Je ne parle pas de génie mais d’énergie.

Et si cette énergie se propageait au sein et grâce à l’intelligence collective, quand les individus sont transcendés par un but commun. Boris Sirbey souligne dans un article de 2017 sur l’intelligence collective, que cette forme d’intelligence se manifeste surtout dans les situations de crise. Il donne à titre d’exemple le cas d’Appolo 13 en 1970, « quand un réservoir d’oxygène du module de service Apollo explose pendant son trajet vers la Lune. Débute alors une course contre la montre pour ramener les membres de l’équipage sains et saufs sur Terre. » C’est la mobilisation de toutes les énergies dans un but ultime. Comment faire en sorte que cette mobilisation puisse voir le jour en dehors des situations de crises ? La clé ? Les énergies ne peuvent s’épanouir qu’au sein d’une confiance totale entre les collaborateurs ou chacun peut donner son avis sans la crainte d’être jugé. Dans ce cas de figure, le brainstorming ne fonctionne pas. Nombre d’experts le disent à raison. Le post-it, et on rejoint là une méthodologie propre au design thinking, est préférable. Parce qu’il respecte un anonymat relatif, parce qu’il permet aux plus timides de s’exprimer. 

Outre la confiance au travail, un autre ingrédient semble indispensable, c’est le bien-être et je rejoins là les fonctions qu’embrasse le Chief Happines Officer. Cela ne passe pas uniquement par l’organisation de séances de massages ou l’installation d’un baby-foot. Le Chief Happiness officer est la personne auprès de laquelle tout collaborateur est prêt à s’ouvrir. Il se doit d’être transparent parce qu’en contact avec chacun mais également avec les éléments clés de la hiérarchie, si hiérarchie il y a. Dans les start-up, les leviers hiérarchiques ont tendance à s’effacer pour laisser place au collaborate-leadership (lien ted). 

Le bonheur au travail ne se limite pas au plaisir, mais à son extension : le plaisir dans l’accomplissement. Eprouver de la satisfaction à voir valoriser son travail. Oui, parce que la valorisation fait partie du job du chief happiness officer et/ou du manager, en tous cas de celui qui a le lead, autrement dit celui qui maintient un cadre où chacun a sa place, une place mobile étant donné la flexibilité que requiert l’organisation de l’entreprise laquelle sait jongler avec l’intelligence collective. Qui dit satisfaction, ne dit pas nécessairement aboutissement, il va au-delà dans l’esprit collectif. C’est la satisfaction d’avoir apporté sa pierre à l’édifice. D’avoir trouvé sa juste place dans un tout fluide. C’est donné du sens à cet pierre dans un travail commun.

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